Ce qui devait de prime abord donner l'impression d'un palimpseste créé par la superposition installative de divers éléments - laine, ruban adhésif, guirlande, bouts de laines dépareillés et séparés, ramures de papier journal déchiqueté - s'est lentement transformé en une partition que le performeur, Bartolomé Ferrando, a lu et mis en voix.
Le chant de l'artiste, dans une harmonie d'intonations diverses, évoquait Babel, les conflits communicatifs, les hurlements, les peines, les joies - toute de la matière à communication. Cette poésie, ce souffle, est venu se superposer à la portée sans jamais l'atteindre - et pourtant, peut-être que si. Le souffle a-t-il porté assez pour modifier la trame mouvante et instable (soutenue, d'ailleurs, par deux personnes du public)? Sans doute.
Moment intense, chant de l'instant, lecture du hasard et harmonie musicomancienne. Wow.
Photos: tous droits réservés, Jean-François Caron.



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire